1) Les violences policières se développent en France, années après années, de manière inquiétante. Elles traduisent dans notre vie de tous les jours la montée du vertige sécuritaire, entretenu par plus de 20 ans de surenchère entre la droite et la gauche face à l'extrême droite.

2) Ces violences policières concernent principalement la population des quartiers populaires, les couches sociales les plus précaires, et les jeunes en premier lieu.

Mais elles débordent parfois et frappent ici ou là , tous ceux que l'on veut intimider, humilier ou simplement faire taire.

3) Les activités des forces de police peuvent être l'occasion de violences inacceptables, de pratiques indignes, de propos et de mesures condamnables. Cela est du reste dénoncé dans plusieurs rapports (C.N.D.S., Amnesty International).

4) Ces violences policières ne sont pas des bavures, des écarts individuels ; ne traduisent-elles pas malheureusement une mentalité qui se généralise dans les forces de police parce que rien ne s'oppose sérieusement à cette déviance.

5) Au contraire, ces violences policières sont pratiquement toujours justifiées (ou minimisées) par les diverses autorités, la hiérarchie policière, et par les organisations syndicales corporatistes et les policiers eux-mêmes.

6) Ces violences policières sont légitimées par des pratiques et décisions de justice qui assurent peu à peu une véritable impunité pour les policiers au détriment des simples citoyens.

7) La police vise en priorité à défendre l'ordre dominant, en réprimant coûte que coûte toutes les oppositions et dérives qu'il engendre, plutôt que d'assurer la protection des personnes.

La connaissance de ces pratiques policières se développe peu à peu dans la population tout comme leur dénonciation.Le refus de laisser s'établir une honteuse impunité s'élargit. Il est urgent de réagir publiquement, haut et fort, contre ces pratiques policières qui sont la manifestation de la mise en place d'une société sécuritaire dont nous ne voulons pas.

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